mercredi 26 avril 2017

Transférés - Kate Blair

Auteur: Kate Blair
Éditions: Michel Lafon 
Prix: 16,95€

Transférés est un roman au résumé engageant qui, à mon sens, n'a pas vraiment rempli ses promesses. Malheureusement, je crains que mes copines de lecture commune ne soient du même avis. Cliquez sur leurs noms pour voir les chroniques de Mademoiselle Bouquine et Allisonline (qui se fait désirer)...

Résumé: Dans un futur proche, l'humanité a trouvé le moyen de soigner facilement les malades : transférer les maladies aux criminels, qui sont parqués dans des ghettos à l'écart de la société.
C'est dans ce monde qu'est née Talia Hale. À seize ans, elle est la fille du peut-être futur Premier ministre d'Angleterre. Alors qu'elle est atteinte d'un rhume pour le plus grand dégoût de son entourage, elle va subir son premier Transfert. Mais rien ne va se passer comme prévu et Talia va sauver une petite fille d'une agression. Une petite fille qui vient des ghettos et qui va pousser Talia à découvrir l'envers du décor et l'horreur d'un système déshumanisé.
Talia va désormais tout faire pour empêcher son père d'aggraver la situation des bidonvilles, pour sauver ses nouveaux amis qui y habitent et rectifier une société où la frontière entre bien et mal est plus floue que jamais. Elle devra briser le cocon doré dans lequel elle a grandi et être prête à combattre tout ce en quoi elle a cru.

Ce que j'ai aimé :
  • L'idée de base est vraiment sympa tant elle est injuste et révoltante. Le fait de transférer les maladies aux « criminels » m'a beaucoup plu, surtout que, je pense que si l'idée était évoquée dans la « vraie » vie, on se retrouverait avec les pour et les contre, comme dans l'histoire. Espérons juste que ce ne soit pas prophétique parce que j'aime être une rebelle qui traverse hors passage piéton OKAY).
    (Bande de fayots)
    Pour ma part, en tout cas, je n'avais jamais lu ce concept donc j'étais ravie même si, je m'en doutais fortement avant de le commencer, on se retrouve dans une dystopie « typique » qui ne révolutionne pas le genre.
  • Le côté politique du roman a su m'accrocher... Au début. Puis, finalement, il ne prend pas l'ampleur qu'il mérite. Cependant, cela m'a bien plu de lire le point de vue d'une fille de politique dans la course aux élections. Surtout en cette période, évidemment... 

Ce que je n'ai pas aimé :
  • Une écriture fatigante. En fait, ce n'est pas vraiment compliqué. Je vais tout vous dire. Vous allez comprendre. Transférés aurait pu être un super roman mais ne l'est pas. La raison réside, à mon sens, dans l'écriture. En effet, quelque chose cloche. Ceux qui me connaissent ont déjà le sourire aux lèvres, je le sais. Car je suis précisément en train de faire ce que je reproche à l'auteur. Une succession de phrases trop courtes. Avouez, c'est fatigant. Avouez, le rythme vous donne un peu envie de vous taper la tête contre votre genou gauche. Allez-y, avouez. Ok j'arrête.
  • La première moitié du livre est très frustrante car on SENT qu'il y a du potentiel dans l'histoire mais il est malheureusement mal exploité et, il faut l'avouer, on a tendance à s'ennuyer. Cependant, la deuxième moitié du livre a su m'emporter. Yay ! A oui mais les 10% de fin m'ont carrément déçue... Pas cool de faire ça madame l'auteure, pas cool. Si encore, j'étais tombée amoureuse des personnages, cela aurait pu donner le change. Malheureusement, je ne vais pas vous mentir : j'ai lu ce livre la semaine dernière et je les ai déjà oubliés.
  • La fin, trop abrupte. Je suis certaine que ça vous est déjà arrivé : vous lisez un roman et, alors que vous constatez qu'il ne reste plus beaucoup de pages... Rien n'est vraiment réglé. Là, deux possibilités : soit votre roman n'est qu'un premier tome et dans ce cas, l'auteur veut vous faire baver, soit ça sent d'avance la fin trop rapide, bâclée... Que dire... Transférés est un stand-alone ; il n'y aura pas de suite. Ouille...

En bref, Transférés c'est un peu un tableau de Picasso observé par quelqu'un qui déteste l'art. On reconnaît les couleurs à la base, saluant l'intention, mais rapidement, on se met à fixer l’œuvre en commençant à avoir mal au crâne. On regarde discrètement autour de nous pour voir si on est le seul à ne pas y trouver grand intérêt tout en se demandant si on passe à côté de quelque chose. Puis, on se dit « honnêtement j'aurais pu le faire moi-même » et on se barre au ciné pour regarder les Tuches. Ou pas (sérieusement, ne faites pas ça.)
Cependant, un jeune lecteur souhaitant se lancer dans les dystopies (et n'ayant pas ingéré 1000 fois les codes du genre) pourrait être séduit par le concept et l'éventail des sujets qui s'offrent à lui tels que la famille, les notions de « bien » et de « mal » et leurs limites et la politique.

mercredi 19 avril 2017

Déracinée - Naomi Novik

Auteur : Naomi Novik
Éditions : Pygmalion
Prix : 19,90€

Ce livre est la preuve que les miracles existent. Moi, Echos de Mots, j'ai lu et ADORÉ un livre fantasy (qui ne soit pas Percy Jackson, évidemment).

Résumé : Patiente et intrépide, Agnieszka parvient toujours à glaner dans la forêt les baies les plus recherchées, mais chacun à Dvernik sait qu'il est impossible de rivaliser avec Kasia. Intelligente et pleine de grâce, son amie brille d'un éclat sans pareil. Malheureusement, la perfection peut servir de monnaie d'échange dans cette vallée menacée par la corruption. Car si les villageois demeurent dans la région, c'est uniquement grâce aux pouvoirs du "Dragon". Jour après jour, ce sorcier protège la vallée des assauts du Bois, lieu sombre où rôdent créatures maléfiques et forces malfaisantes. En échange, tous les dix ans, le magicien choisit une jeune femme de dix-sept ans qui l'accompagne dans sa tour pour le servir. L'heure de la sélection approche et tout le monde s'est préparé au départ de la perle rare. Pourtant, quand le Dragon leur rend visite, rien ne se passe comme prévu...

Déracinée rappelle un conte ; celui d'une princesse retenue captive dans une haute tour par un dragon attendant passivement qu'un prince (hot, riche et courageux, bien évidemment) vienne la délivrer. Difficile de ne pas y penser dès que l'on se plonge dans ce livre. L'héroïne, Agnieszka, n'a pourtant pas grand chose de la princesse de conte, à part peut être sa générosité et l'attention qu'elle porte aux autres. La jeune femme est une simple villageoise, fille de bûcheron, qui aime s'aventurer dans la nature qui entoure son village, incapable de rester propre plus de quelques minutes. Surtout, Agnieszka va très vite s'affirmer et prouver qu'elle n'a pas besoin d'un prince pour la défendre ; ni qu'on vienne la sauver, elle compte bien s'en charger elle même. Non mais !
L'héroïne est un personnage très intéressant à suivre et il est difficile de ne pas être admiratif de son désir de toujours vivre en suivant ses principes. Lorsqu'elle est contrainte de partir avec le Dragon, ce puissant sorcier qu'on lui a appris toute sa vie à craindre et respecter, Agnieszka est loin d'être rassurée. Le lecteur découvre alors ce fameux Dragon et il est difficile de ne pas le trouver détestable dès le début. Cependant, on ne peut pas nier qu'il est également très intéressant et les scènes entre la jeune fille et le sorcier sont empreintes d'une certaine tension rendant la lecture captivante. Surtout, leurs rapports évolueront d'une manière subtile et vraisemblable à mesure qu'une relation maître/apprentie s'installera entre eux.
La magie que l'on découvrira grâce, entre autre, au Dragon et à sa nouvelle apprentie, m'a totalement fascinée et j'ai adoré le fait qu'il n'y ait pas qu'une seule façon de l'utiliser et de la ressentir.

Le Bois est évidemment au centre de cette histoire et je suis sciée face à la qualité et la profondeur de l'univers qu'a su créer l'auteure, Naomi Novik... « Bois »... « sciée » Hahaha... Non ? Ah bon.
Pardon, reprenons.
Le Bois, c'est donc le méchant vilain pas beau de l'histoire. Son histoire, sa force, la manière dont il est décrit à travers le livre, sa noirceur, ses créations... Je ne veux pas en dire trop mais absolument TOUT m'a fascinée concernant le Bois et particulièrement cet équilibre entre beauté de la nature et noirceur, organisme vivant et pourriture...
Il s’avérera donc un adversaire plus que redoutable [et là je me rends compte que j'avais spoilé à mort, heureusement que je me suis relue! haha] et vous aurez le plaisir d'assister à une bataille épique et mémorable. Promis, juré, craché. "Rik pffftt" (ceci est un bruit de crachat sexy).

En bref, Déracinée est un voyage dépaysant et envoûtant dans une contrée magique, sombre et magnifique, où nous accompagnons une héroïne imparfaite et incroyable qui fera tout pour sauver son village. Dans ce roman intense, le lecteur observe des scènes flirtant toujours entre le beau et le laid, l'espoir et le mal qui tente de s'étendre, et découvre des personnages aux multiples facettes.

Déracinée est une ôde à la nature et, rien que pour ça, je vous recommande de vous plonger dedans et de profiter de la vue !

mercredi 12 avril 2017

Minute, Papillon! - Aurélie Valognes

Auteur : Aurélie Valognes
Éditions : Mazarine
Prix : 17,90€


Après le carton Mémé dans les Orties, Aurélie Valognes nous avait charmé avec Nos Adorables Belles-Filles (renommé En Voiture, Simone!). Une fois encore, l'auteure française que l'on n'arrête plus, continue sur sa lancée et nous offre un nouveau roman réussi : Minute Papillon !

Résumé : Dans la vie, on a tous droit à une deuxième chance.
Rose, 36 ans, mère célibataire, est une femme dévouée qui a toujours fait passer les besoins des autres avant les siens. Après avoir perdu son père et son emploi, la jeune femme apprend que Baptiste, son fils unique de 18 ans, quitte la maison. Son monde s effondre.
Cette ex-nounou d enfer est alors contrainte d accepter de travailler comme dame de compagnie pour une vieille dame riche et toquée, Colette, et son insupportable fille, la despotique Véronique.
Et si, contre toute attente, cette rencontre atypique allait changer sa vie ?

Comme à son habitude, Aurélie Valognes nous offre un roman frais et charmant avec des personnages qu'on ne peut qu'aimer !
Rose est une femme très touchante qui, à 36 ans « et demi », a la sensation que sa vie personnelle est un véritable chaos. Ses parents étant décédés, il ne lui reste que sa sœur (qui a décidé de déménager loin d'elle) et son fils adoré de 18 ans (qui décide de prendre ses distances). Cette mère poule surprotectrice aura bien du mal à laisser partir son fils qu'elle aime tant... Surtout au profit de la nouvelle petite amie de ce dernier. Non mais c'est qui celle-là ?!

Bien évidemment, puisque rien ne va, autant que la vie en rajoute une couche : Rose perd son travail de nounou qu'elle aimait tant. Quand ça veut pas hein...
Rapidement, Rose commence un nouveau travail offert par une femme - sa future patronne -  comparable à Satan (mais un Satan qui aime Louis Vuitton). D'ailleurs, ce personnage constitue, à mes yeux, le seul défaut de ce livre. Cette femme riche et superficielle, mauvaise et autoritaire, était un peu trop caricaturale à mon goût et j'aurais aimé lui trouver un peu plus de nuances, de relief.
Lorsque Rose commence son travail de dame de compagnie, elle fait la rencontre de Colette, la mère de sa patronne. Colette est une femme qui – et là on n'est pas étonnés quand on connaît l'auteur – est un peu toquée et particulière... Disons que les personnes âgées hautes en couleurs de madame Valognes m'avaient manqué... Évidemment, les rapports entre Rose et Colette seront loin d'être les meilleurs et cette dernière est à priori une personne que l'on préférerait éviter. Puis, ce que j'appelle la magie Valognes opère et l'évolution des personnages commence. On découvre et s'attache très vite à Colette, cette mamie qui refuse de sortir de chez elle, ainsi qu'à Rose, cette mère célibataire trop gentille et bienveillante.
Accompagnée de Colette, Rose va donc décider de remettre un peu d'ordre dans sa vie, poussée par le besoin de renouer des liens avec un fils qui a de bonnes raisons de s'éloigner d'elle...

En bref, si vous avez envie d'une lecture rapide et qui met de bonne humeur, je vous recommande Minute, Papillon ! Entre Véronique, une patronne qui mérite des claques, Colette, sa mère loufoque et Rose, une femme qui ne pense pas avoir le courage de supporter ce duo détonnant... Le lecteur ne peut que passer un moment amusant et agréable.

La Minute Citation :
"Rose avait tellement honte de son niveau (d'anglais) que pendant très longtemps elle avait fait un rêve récurrent. Un cauchemar, plutôt. La DASS passait à l'improviste chez elle et lui arrachait son fils. Puis on l'emmenait dans une grande salle d'examen silencieuse où elle se retrouvait seule parmi des milliers de pupitres : on lui promettait de lui rendre son enfant si elle réussissait le contrôle d'anglais. À chaque fois, rose se réveillait en sueur, cherchant désespérément à se souvenir du prétérit des verbes irréguliers."

jeudi 6 avril 2017

Les Cinq Éléments - Dan Jolley

Auteur : Dan Jolley
Éditions : Slalom
Prix : 14,90€

Cinq éléments comme les cinq héros de cette série addictive
Le feu, c'est l'instinct et la colère.
L'air, c'est l'esprit allié au cœur.
L'eau, c'est la célérité et la ruse.
La terre, c'est la lenteur et la stabilité.
Il existe un cinquième élément : la Magie –
et la Magie, c'est le destin, aussi sombre soit-il...

Résumé: Gabe Conway a passé son enfance à déménager, ballotté de ville en ville par son oncle autoritaire.
Ce n'est que lorsque ce dernier disparaît que Gabe comprend que cette cavale, ces
couvre-feux stricts et les règles apparemment arbitraires imposées par son oncle n'avaient
qu'un seul but : le protéger, lui. Car voilà plus d'un siècle que la famille du jeune garçon est
persécutée par l'Aurore Éternelle, une secte impitoyable dont le but est de faire fusionner
notre monde avec son double maléfique, Arcadia. Gabe et ses amis se retrouvent entraînés
dans un tourbillon de secrets obscurs et de magie noire, et ils sont désormais le dernier
rempart entre notre monde et Arcadia, ce royaume parallèle et corrompu rempli de créatures
cauchemardesques et de périls inimaginables.


J'attendais beaucoup du premier tome de cette trilogie ; espérant me plonger dans une nouvelle série aux légers accents de Percy Jackson. Quoi? Comment ça je parle trop de lui? Malheureusement, si l'histoire pouvait être captivante, les défauts que je reproche à l'écriture m'ont totalement gâché ma lecture. 

Ce que je n'ai pas aimé:
  • J'ai trouvé que l'écriture manquait de détails ; non pas dans les descriptions de ce que l'on peut voir (car, pour le coup, c'est parfaitement maîtrisé) mais plutôt dans les actions. En effet, j'ai eu parfois du mal à comprendre réellement ce qu'il s'était passé entre plusieurs personnages tant la description de la scène était rapide et tant l'auteur passait très vite à autre chose.
  • Même si l'auteur offre aux personnages des passés intéressants et des pensées parfois sombres, les protagonistes m'ont semblé vraiment plats (à l'exception d'un personnage non cité dans le résumé qui est vraiment intrigant). Ils ont presque tous un capital sympathie non négligeable, c'est certain, cependant il y a un manque de psychologie plus profonde à mon sens. Oui, on leur offre un passé et des réactions qui s'explique grâce à cela, mais il n'y a pas assez de nuances dans les caractères ce qui fait que, pour moi, les personnages sonnent certes justes, mais également creux.
  • Un sentiment de réactions « ratées » face à la découverte de l'univers de la magie. Soit les personnages étaient dans un déni un peu lourd, soit ils acceptaient l'existence de la magie en ne prenant que 5 secondes pour être surpris, avant de raisonner d'une manière totalement logique pour régler la situation... Moi, ça me choque et ça m'ennuie. Désolée.

    Ce que j'ai aimé:
  • L'histoire que nous suivons ici a cependant un goût d'aventure, à la fois stressant et excitant. Les rebondissements ne manquent pas et le lecteur garde sans cesse beaucoup de questions en tête. De plus, il y a une scène de « combat » particulièrement fluide et agréable à lire.
  • L'amitié qui lie nos quatre héros est touchante, fait du bien et est très bien amenée. Leurs liens semblent très forts et le déménagement à venir de Gabe ne fait que les rapprocher. 

En bref, l'univers que nous offre ici Dan Jolley est intéressant et pleins de promesses pour la suite car l'auteur sait entretenir le mystère autour de nombreux points de l'histoire. Je n'ai cependant, pour ma part, pas réussi à me plonger dans l'histoire à cause de personnages aux réactions et personnalités trop plates ainsi qu'à un manque de détails dans beaucoup de scènes qui m'ont donné un sentiment de roman bouclé à la hâte.

La minute Citation :
"Tu as l'air triste, Gabe. Je croyais qu'elle te motivait, cette petite sortie pédagogique." C'était leur nom de code pour désigner les aventures dans lesquelles ils s'embarquaient : sorties pédagogiques.

vendredi 31 mars 2017

Bilan du mois - Mars 2017



Mes Réceptions:



Mes lectures:





Liens vers les chroniques:

Chronique A Ma Recherche
Chronique RAGE
Chronique Victoria Rêve


Lecture en cours:

Patiente et intrépide, Agnieszka parvient toujours à glaner dans la forêt les baies les plus recherchées, mais chacun à Dvernik sait qu'il est impossible de rivaliser avec Kasia. Intelligente et pleine de grâce, son amie brille d'un éclat sans pareil. Malheureusement, la perfection peut servir de monnaie d'échange dans cette vallée menacée par la corruption. Car si les villageois demeurent dans la région, c'est uniquement grâce aux pouvoirs du "Dragon". Jour après jour, ce sorcier protège la vallée des assauts du Bois, lieu sombre où rôdent créatures maléfiques et forces malfaisantes. En échange, tous les dix ans, le magicien choisit une jeune femme de dix-sept ans qui l'accompagne dans sa tour pour le servir. L'heure de la sélection approche et tout le monde s'est préparé au départ de la perle rare. Pourtant, quand le Dragon leur rend visite, rien ne se passe comme prévu...

Je suis en amour avec de la fantasy pour la première fois de ma viiiie! 

Bonne semaine les Pandas!